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Recueil bancaire et financier de la Banque Centrale

Recueil bancaire et financier BCRG 2017

Recueil publié par la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), édition 2017, rassemblant les lois, règlements et instructions qui encadrent le secteur bancaire et financier guinéen. Banques et établissements de crédit, agrément et supervision, franc guinéen (GNF), réglementation des changes, microfinance, mobile money, lutte contre le blanchiment (LBC/FT) : consultation gratuite et téléchargement PDF.

Recueil BCRG 2017Édition 2017En vigueur en République de Guinée
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Sommaire

  1. Qu'est-ce que le Recueil bancaire et financier BCRG ?
  2. La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG)
  3. Le franc guinéen (GNF) et la politique monétaire
  4. Agrément des établissements de crédit
  5. Supervision prudentielle des banques
  6. La microfinance en Guinée
  7. Réglementation des changes et devises
  8. Services de paiement et mobile money
  9. Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme
  10. Sanctions et contrôles de la BCRG
  11. Comment consulter le Recueil bancaire BCRG
  12. Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Recueil bancaire et financier BCRG ?

Le Recueil bancaire et financier de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) est une compilation officielle qui rassemble dans un document unique les principales lois, les règlements pris par la BCRG, les instructions et les circulaires qui régissent le secteur bancaire et financier en République de Guinée. Dans sa version 2017, il couvre l'ensemble des domaines relevant de la supervision et de la régulation financière : statut de la BCRG, politique monétaire, agrément des établissements de crédit, réglementation prudentielle, microfinance, règles de change, services de paiement, et lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

À la différence des codes classiques adoptés par l'Assemblée nationale, le Recueil est une œuvre de codification pratique élaborée par la BCRG pour faciliter l'accès aux textes par les professionnels du secteur. Il a une vocation documentaire et pédagogique : il ne crée pas le droit par lui-même, mais en rassemble et en présente les sources de manière ordonnée et cohérente. Les textes qui y figurent conservent chacun leur valeur juridique propre (lois, règlements, instructions).

Le Recueil bancaire et financier est l'outil de référence pour les banques commerciales, les institutions de microfinance (IMF), les bureaux de change, les établissements de monnaie électronique et de services de paiement, les sociétés de transfert d'argent, les auditeurs et contrôleurs internes, les avocats spécialisés en droit bancaire et financier, les magistrats, les juristes d'entreprise, les étudiants et chercheurs en finance et en droit bancaire.

La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG)

La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) est l'institution publique chargée de la conduite de la politique monétaire et de la régulation du système financier guinéen. Créée par une loi organique, elle dispose d'une personnalité juridique propre et d'une autonomie dans l'exercice de ses missions fondamentales, sous le contrôle institutionnel de l'État. Elle a son siège à Conakry.

Les principales missions de la BCRG sont :

  • Privilège d'émission : la BCRG détient le monopole de l'émission de la monnaie nationale, le franc guinéen, sous forme de billets et de pièces ayant cours légal.
  • Politique monétaire : définir et mettre en œuvre la politique monétaire dans l'objectif de préserver la stabilité des prix et la valeur interne et externe du franc guinéen (lutte contre l'inflation, opérations d'open market, taux directeurs, réserves obligatoires).
  • Gestion des réserves de change : constitution et gestion des réserves officielles en devises, contribution à la stabilité du taux de change.
  • Supervision bancaire : octroi et retrait des agréments aux établissements de crédit, contrôle sur pièces et sur place, sanctions administratives, supervision prudentielle.
  • Promotion du système de paiement : organisation et surveillance du système national de paiement, développement de l'inclusion financière (notamment via la monnaie électronique et le mobile money).
  • Caissier de l'État et conseiller financier du Gouvernement, notamment en matière de gestion de la dette publique et de programmation financière.

Le franc guinéen (GNF) et la politique monétaire

Le franc guinéen (code ISO : GNF, symbole : FG) est la monnaie officielle ayant cours légal en République de Guinée. Son émission est un privilège exclusif de la BCRG, qui contrôle la mise en circulation des billets et pièces, lutte contre la contrefaçon et assure la qualité de la monnaie fiduciaire.

La Guinée n'est membre ni de la zone franc CFA ouest-africaine (UEMOA, monnaie XOF gérée par la BCEAO), ni de la zone franc CFA centrale (CEMAC, monnaie XAF gérée par la BEAC). Cette situation confère à la Guinée une autonomie monétaire pleine (politique monétaire indépendante, flottement du taux de change), mais expose également le pays à des fluctuations du taux de change par rapport au dollar américain, à l'euro et aux monnaies des principaux partenaires commerciaux.

La politique monétaire de la BCRG vise essentiellement à préserver la stabilité des prix (lutte contre l'inflation) et à accompagner le développement économique. Les instruments utilisés comprennent les taux directeurs, les opérations d'open market, les réserves obligatoires imposées aux banques, et les interventions sur le marché des changes. La BCRG rend compte régulièrement de l'orientation de sa politique monétaire et publie des statistiques économiques et financières de référence.

Agrément des établissements de crédit

L'exercice à titre habituel de l'activité bancaire en République de Guinée — c'est-à-dire la réception de dépôts du public et l'octroi de crédits, ainsi que les opérations connexes de paiement — est subordonné à un agrément préalable délivré par la BCRG. Sans cet agrément, l'exercice de l'activité est prohibé et constitue une infraction sanctionnée.

Les principales conditions d'octroi de l'agrément sont :

  • Forme juridique : société anonyme, généralement, avec siège social en République de Guinée.
  • Capital social minimum fixé par la réglementation, devant être intégralement souscrit et libéré à l'agrément, et effectivement disponible.
  • Honorabilité et compétence des dirigeants (directeurs généraux, administrateurs) : absence de condamnations pénales significatives, expérience bancaire et financière appropriée, aptitude à exercer les fonctions.
  • Transparence de la structure d'actionnariat : identification des actionnaires principaux, vérification de leur qualité, contrôle des prises de participation étrangères.
  • Plan d'affaires détaillé : projections financières, stratégie commerciale, maîtrise des risques, moyens humains et techniques prévus.
  • Respect des obligations LBC/FT et mise en place d'un dispositif de conformité adapté.

Le Recueil distingue plusieurs catégories d'établissements selon leur activité : banques universelles (gamme complète d'opérations), banques spécialisées, établissements financiers à caractère bancaire (financement spécialisé, crédit-bail). L'agrément peut être retiré par la BCRG en cas de manquement grave ou de cessation d'activité ; il peut également faire l'objet d'un retrait à la demande motivée de l'établissement.

Supervision prudentielle des banques

Les établissements de crédit agréés en République de Guinée sont soumis à une supervision prudentielle continue exercée par la BCRG. Cette supervision vise à garantir la solidité individuelle de chaque établissement, la stabilité du système financier dans son ensemble, et la protection des déposants. Elle s'inspire des standards internationaux du Comité de Bâle (Bâle II/III), adaptés au contexte guinéen.

Les principales obligations prudentielles sont :

  • Ratio de solvabilité : niveau minimal de fonds propres rapportés aux risques pondérés (risque de crédit, de marché, opérationnel).
  • Ratio de liquidité : capacité de l'établissement à faire face à ses engagements à court terme avec des actifs liquides.
  • Limite aux grands risques : plafond imposé aux engagements vis-à-vis d'un même client ou groupe de clients liés, pour limiter la concentration.
  • Limite à la transformation : contrainte sur l'écart entre la maturité des ressources (dépôts courts) et celle des emplois (crédits longs).
  • Provisionnement des créances douteuses : règles de classification des créances et constitution de provisions obligatoires selon la qualité du portefeuille.
  • Gouvernance et contrôle interne : comité d'audit, contrôle interne indépendant, audit externe annuel, rôle du Conseil d'administration.
  • Reporting périodique : transmission régulière à la BCRG d'états comptables, réglementaires et de gestion des risques.

La BCRG conduit des contrôles sur pièces (analyse des reportings et documents transmis) et des contrôles sur place (missions d'inspection dans les locaux des établissements). Les constats donnent lieu, le cas échéant, à des mesures correctives, à des sanctions administratives ou à des recommandations prudentielles.

La microfinance en Guinée

La microfinance joue un rôle essentiel dans l'inclusion financière en République de Guinée, en offrant des services financiers de proximité (microcrédit, épargne, transferts, micro-assurance) à des populations et à des entreprises qui n'ont pas accès aux services bancaires classiques. Elle est particulièrement présente en milieu rural, dans les petits commerces, chez les artisans, les agriculteurs et les micro-entrepreneurs.

Le Recueil bancaire et financier de la BCRG encadre l'agrément et la supervision des Institutions de Microfinance (IMF) selon une approche adaptée à leur nature et à leur taille :

  • IMF mutualistes : coopératives d'épargne et de crédit, basées sur l'adhésion volontaire de leurs membres, avec un mode de gouvernance démocratique.
  • IMF non mutualistes (sociétés anonymes, associations, fondations) qui opèrent sur une base commerciale ou à but non lucratif.
  • Programmes et projets de microfinance à caractère temporaire ou ponctuel, soumis à des conditions particulières.

Les IMF sont soumises à des obligations prudentielles et de reporting proportionnées à leur activité : capital social minimum adapté, règles de gouvernance, ratios prudentiels, provisionnement, transparence envers la clientèle et la BCRG. Elles contribuent au financement de l'économie réelle et à la réduction de la pauvreté, en coopération avec des bailleurs de fonds et partenaires internationaux.

Réglementation des changes et devises

La réglementation des changes de la République de Guinée, dont les principales dispositions figurent dans le Recueil BCRG, encadre les opérations financières entre la Guinée et l'étranger qui font intervenir des devises. Cette réglementation vise à suivre les flux internationaux, à préserver les réserves de change, à lutter contre le blanchiment et les fuites de capitaux, tout en permettant l'ouverture économique et les investissements étrangers nécessaires au développement.

Les principaux domaines couverts sont :

  • Importations et exportations : domiciliation bancaire des opérations, règlements via des intermédiaires agréés, justification économique des transferts.
  • Investissements directs étrangers (IDE) : liberté de principe avec déclaration, dispositions particulières pour certains secteurs stratégiques (mines, hydrocarbures, télécoms).
  • Rapatriement des produits d'exportation, des dividendes, redevances, intérêts et plus-values des investisseurs étrangers.
  • Transferts personnels (envois de fonds, frais de scolarité, soins médicaux à l'étranger), encadrés par des plafonds et des formalités.
  • Détention de comptes en devises : conditions d'ouverture par les résidents et non-résidents, règles d'alimentation et d'utilisation.
  • Opérations en or et métaux précieux : contrôles particuliers pour prévenir les flux illicites.

Les opérateurs doivent en principe recourir à des intermédiaires agréés (banques, bureaux de change, sociétés de transfert d'argent) pour les opérations de change et respecter les formalités déclaratives auprès de la BCRG. Les infractions à la réglementation des changes sont sanctionnées administrativement et, pour les cas graves (fuites organisées de capitaux, blanchiment), pénalement.

Services de paiement et mobile money

Le Recueil bancaire et financier BCRG encadre les services de paiement traditionnels (virements, cartes bancaires, chèques) et les services innovants de paiement électronique qui se sont développés de manière spectaculaire en République de Guinée au cours de la dernière décennie, particulièrement le mobile money (Orange Money, MTN Mobile Money et autres opérateurs).

L'essor du mobile money a transformé l'inclusion financière en Guinée : il permet à des populations non bancarisées d'accéder à des services de transferts, de paiement de factures, d'épargne et, pour certains usages, de microcrédit, via leur téléphone mobile. Le Recueil encadre cette activité par :

  • Agrément des émetteurs de monnaie électronique : conditions spécifiques pour les opérateurs (capital, gouvernance, sécurité des systèmes d'information).
  • Cloisonnement des fonds des utilisateurs : obligation de placer les montants chargés sur les porte-monnaie électroniques dans des comptes bancaires dédiés, protégés en cas de défaillance de l'opérateur.
  • Protection du consommateur : tarification transparente, information précontractuelle, sécurité des transactions, procédures de recours et de remboursement en cas de litige.
  • Obligations LBC/FT : identification simplifiée mais obligatoire des utilisateurs, plafonds de transactions, surveillance des opérations atypiques.
  • Interopérabilité progressive entre opérateurs et avec le système bancaire, pour faciliter les transferts et l'usage multi-réseaux.

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

La Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) est un axe majeur de la réglementation bancaire et financière guinéenne. La République de Guinée est membre du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA), organe régional du GAFI (Groupe d'Action Financière international), et a transposé dans sa législation les recommandations internationales en la matière.

Les professions et établissements assujettis (banques, IMF, bureaux de change, émetteurs de monnaie électronique, sociétés de transfert d'argent, assurances, notaires, avocats pour certaines opérations, experts-comptables, agents immobiliers, marchands de biens précieux) sont tenus à un ensemble d'obligations :

  • KYC (Know Your Customer) : identification et vérification de l'identité des clients (pièces d'identité, justificatifs de domicile), connaissance de la nature de leurs activités et de l'origine des fonds.
  • Identification du bénéficiaire effectif dans le cas des personnes morales, pour lever l'opacité des structures juridiques.
  • Vigilance renforcée pour les personnes politiquement exposées (PPE), les relations d'affaires avec des pays à risque, et les opérations complexes ou inhabituelles.
  • Déclaration de soupçon à la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) pour toute opération suspecte de blanchiment ou de financement du terrorisme.
  • Conservation des documents pendant une durée légale (généralement plusieurs années) pour permettre les contrôles et investigations a posteriori.
  • Formation du personnel et mise en place d'un dispositif de conformité (responsable LBC, procédures internes, contrôle et audit).
  • Gel d'avoirs dans le cadre des sanctions financières internationales (ONU, GAFI, listes européennes) et des mesures nationales.

Le non-respect des obligations LBC/FT expose à des sanctions administratives sévères prononcées par la BCRG (amendes, suspension, retrait d'agrément) et à des sanctions pénales prévues par le Code pénal guinéen et la législation spécifique (peines d'emprisonnement, amendes, confiscation des biens).

Sanctions et contrôles de la BCRG

Le Recueil bancaire et financier confère à la BCRG une compétence disciplinaire étendue pour assurer le respect de la réglementation bancaire et financière. Les sanctions administratives peuvent être prononcées à l'encontre des établissements assujettis et, le cas échéant, de leurs dirigeants :

  • Avertissement et blâme : sanctions pédagogiques pour les manquements de moindre gravité.
  • Amendes administratives calculées selon la nature de l'infraction, le chiffre d'affaires ou les fonds propres de l'établissement.
  • Suspension temporaire d'activité ou de certaines opérations, pour une durée déterminée.
  • Retrait de l'agrément : sanction ultime, qui met fin à la possibilité d'exercer l'activité.
  • Sanctions contre les dirigeants : blâme, interdiction d'exercer des fonctions dans le secteur bancaire et financier, éventuellement sur plusieurs années.
  • Mesures d'administration provisoire ou de liquidation en cas de difficultés graves mettant en péril les déposants ou la stabilité financière.

Parallèlement aux sanctions administratives, certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites pénales en application du Code pénal guinéen (faux en écritures, abus de biens sociaux, escroquerie, blanchiment) et des textes spécifiques sur la répression des infractions bancaires et financières. Les décisions de la BCRG peuvent faire l'objet de recours devant les juridictions administratives compétentes, selon les règles du Code de procédure civile, économique et administrative.

Comment consulter le Recueil bancaire BCRG

Le Recueil bancaire et financier de la BCRG, édition 2017, est consultable gratuitement et intégralement sur Droitguinéen, le portail juridique de référence du droit guinéen. Sa consultation est particulièrement utile aux banquiers, responsables de conformité, auditeurs, avocats en droit bancaire et financier, gestionnaires d'IMF, agents des bureaux de change, opérateurs de mobile money, magistrats et juristes d'entreprise :

  • Lecture en ligne : navigation par livre, titre, chapitre et article, avec table des matières interactive.
  • Recherche plein texte : recherche par mot-clé sur l'intégralité du Recueil (par exemple « agrément », « ratio de solvabilité », « change », « microfinance », « mobile money », « LBC »), avec mise en surbrillance des résultats.
  • Téléchargement : export aux formats PDF, DOCX ou HTML pour consultation hors ligne — utile en agence bancaire, en mission d'audit ou lors des inspections de la BCRG.
  • Citation officielle : références juridiques formatées prêtes à l'emploi pour les conventions bancaires, procédures internes, conclusions d'avocats et décisions de justice.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Recueil bancaire et financier de la BCRG ?+

Le Recueil bancaire et financier de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) rassemble en un document unique les principales lois, règlements, instructions et circulaires qui régissent le secteur bancaire et financier en République de Guinée. Publié par la BCRG dans sa version 2017, il couvre notamment la réglementation prudentielle des établissements de crédit, les règles de change, le régime de la microfinance, les services de paiement, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il constitue le cadre de référence pour les banques, les institutions de microfinance, les bureaux de change, les sociétés de transfert d'argent et l'ensemble des professionnels du secteur financier guinéen.

Qu'est-ce que la BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée) ?+

La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) est l'institution publique chargée de la politique monétaire, du privilège d'émission de la monnaie nationale et de la supervision du système financier guinéen. Créée par la Loi constitutive de la Banque Centrale et placée sous le contrôle de l'État, elle jouit d'une autonomie dans l'exercice de ses missions fondamentales : stabilité monétaire et de la valeur interne et externe de la monnaie, gestion des réserves de change, régulation et supervision du système bancaire, promotion du bon fonctionnement du système de paiement, conseil financier à l'État. Son siège est à Conakry.

Qu'est-ce que le franc guinéen (GNF) ?+

Le franc guinéen (code ISO : GNF, symbole : FG) est la monnaie officielle de la République de Guinée. Son émission est un privilège exclusif de la BCRG, qui contrôle la mise en circulation des billets et pièces. La Guinée n'est membre ni de la zone franc CFA ouest-africaine (UEMOA/BCEAO), ni de la zone franc CFA centrale (CEMAC/BEAC), ce qui lui confère une autonomie monétaire mais aussi une vulnérabilité spécifique aux fluctuations du taux de change. Le GNF est émis en billets de différentes coupures. La politique monétaire de la BCRG vise à préserver la valeur de la monnaie et à lutter contre l'inflation.

Comment obtenir un agrément bancaire en Guinée ?+

L'exercice de l'activité bancaire en République de Guinée est subordonné à un agrément préalable délivré par la BCRG après instruction du dossier. Le Recueil bancaire et financier fixe les conditions d'agrément : forme juridique de la société (société anonyme généralement), capital social minimum, honorabilité et compétence des dirigeants et des actionnaires principaux, respect des normes prudentielles, plan d'affaires et projections financières. L'agrément précise les opérations autorisées (banque universelle, banque spécialisée, établissement financier à caractère bancaire) et peut être assorti de conditions particulières. Il peut être retiré en cas de manquement grave aux obligations.

Quelles sont les obligations prudentielles des banques en Guinée ?+

Les établissements de crédit agréés en République de Guinée sont soumis à des obligations prudentielles strictes définies par la BCRG, en partie inspirées des standards internationaux (Bâle II / Bâle III adaptés). Elles comprennent notamment : un ratio de solvabilité minimum (fonds propres par rapport aux risques pondérés), un ratio de liquidité, une limite aux grands risques individuels, une limite à la transformation des ressources, des règles sur la qualité des crédits et le provisionnement des créances douteuses, des obligations de gouvernance et de contrôle interne, des obligations de transparence et de reporting périodique à la BCRG.

Qu'est-ce que la microfinance en Guinée ?+

La microfinance désigne l'offre de services financiers (microcrédit, épargne, micro-assurance, transferts) à des populations et à des entreprises qui n'ont pas accès aux services bancaires classiques. Le Recueil bancaire et financier de la BCRG encadre l'agrément et la supervision des Institutions de Microfinance (IMF) en République de Guinée, qui jouent un rôle essentiel dans l'inclusion financière, notamment en milieu rural et pour les très petites entreprises. Les IMF sont classées selon leur taille et leur nature (mutualistes, non mutualistes, projets à caractère particulier), avec des obligations prudentielles et de reporting adaptées à leur activité.

Qu'est-ce que la réglementation des changes en Guinée ?+

La réglementation des changes de la République de Guinée, définie par le Recueil bancaire et financier de la BCRG, encadre les opérations entre la Guinée et l'étranger faisant intervenir des devises : importations et exportations de biens et services, transferts de capitaux, investissements directs étrangers, rapatriement de dividendes et de redevances, transferts personnels. Les opérateurs doivent en principe passer par des intermédiaires agréés (banques, bureaux de change, établissements de transfert d'argent) et respecter les formalités déclaratives. Des règles particulières s'appliquent à l'or, aux mouvements de capitaux importants et aux investissements dans certains secteurs stratégiques.

Qu'est-ce qu'un bureau de change en Guinée ?+

Un bureau de change est un établissement agréé par la BCRG pour exercer, à titre de profession habituelle, l'achat et la vente de monnaies étrangères (devises). Son activité est encadrée par le Recueil bancaire et financier qui fixe les conditions d'agrément, les locaux exigés, les règles d'affichage des cours, les seuils de transaction, les obligations de déclaration et de conservation des pièces, et le régime applicable en matière de lutte contre le blanchiment. Les bureaux de change sont soumis aux contrôles périodiques de la BCRG et à des sanctions en cas de manquement (amendes, suspension, retrait d'agrément).

Les services de mobile money sont-ils réglementés en Guinée ?+

Oui. Les services de paiement électronique, en particulier le mobile money (MTN Mobile Money, Orange Money et autres opérateurs), sont encadrés par la réglementation de la BCRG dans le cadre du Recueil bancaire et financier. Les opérateurs doivent obtenir une licence ou un agrément adapté pour émettre de la monnaie électronique, respecter des obligations prudentielles (cloisonnement des fonds des utilisateurs dans des comptes bancaires dédiés), mettre en œuvre des règles de protection du consommateur (tarification transparente, sécurité des transactions, recours en cas de litige) et des obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le mobile money joue un rôle central dans l'inclusion financière en Guinée.

Qu'est-ce que la LBC/FT en Guinée ?+

La LBC/FT désigne la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme. La République de Guinée, membre du GIABA (Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest, organe régional du GAFI), a intégré dans sa législation les recommandations internationales. Les banques, IMF, bureaux de change, sociétés de transfert d'argent, notaires, avocats et autres professions assujetties doivent : identifier et vérifier leurs clients (KYC — Know Your Customer), déclarer les opérations suspectes à la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), conserver les documents, former leur personnel, et mettre en place des contrôles internes efficaces. Le non-respect expose à des sanctions administratives et pénales.

Quelles sanctions pour manquement à la réglementation bancaire ?+

Le non-respect des règles bancaires et financières établies par le Recueil BCRG expose les assujettis à un éventail de sanctions administratives prononcées par la BCRG : avertissement, blâme, amende administrative, suspension temporaire d'activité, retrait d'agrément, et, pour les dirigeants, interdiction d'exercer des fonctions dans le secteur financier. Parallèlement, certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites pénales en application du Code pénal guinéen (faux en écritures de banque, abus de biens sociaux, blanchiment) et des textes spécifiques sur la LBC/FT. La gravité des sanctions est proportionnée à la nature et à la répétition du manquement.

Comment citer le Recueil bancaire et financier de la BCRG dans un document juridique ?+

La citation officielle renvoie au Recueil bancaire et financier édité par la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), édition 2017, qui compile les textes législatifs et réglementaires applicables au secteur bancaire et financier guinéen. Pour une disposition précise, la référence renvoie au texte-source contenu dans le Recueil (loi bancaire, règlement BCRG, instruction, circulaire) avec son numéro et sa date. Cette référence est utilisée dans les contrats bancaires et financiers, les conclusions d'avocats en contentieux bancaire, les conventions d'ouverture de compte, les procès-verbaux de la BCRG et les décisions des juridictions compétentes.

Voir aussi

Texte intégral du Recueil bancaire BCRGTous les codes guinéensCode civil guinéenCode pénal guinéenCode des douanes guinéenDroit OHADAAUS — Sûretés OHADAAUPSRVE — Voies d'exécution OHADAConstitution de Guinée
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